J’aime ces moments où l’on se cale au fond d’un siège et où l’on s’oublie, le temps d’un déplacement.

Le temps de s’abandonner à un « voyage », on parcourt le temps et l’espace en oubliant le miracle de cette translation.
Pourtant, le temps et l’espace sont sous vos yeux.
Les paysage défilent sans qu’on y accorde de l’attention.
Le temps se fait sentir, au détour d’une page qu’on tourne, d’un estomac qui grogne ou d’une petite sieste trop courte.

Et le temps de ce « voyage », on oublie où l’on est et ce que l’on fait.
Nous ne sommes nulle part.
Nous étions ici et nous serons là bas.

Entre temps… rien… si ce n’est le voyage.

Alors évidemment, il y a ces mécréants qui n’y comprennent rien et braillent dans leur téléphone, s’agitent sur leurs documents,  se tournent et se retournent encore, en demandant si « on est bien arrivés ? ».

Mais toi lecteur attentif, tu sais.
Je viens de te donner la clef !

Oublie le temps et l’espace, profite. Goute ce sentiment d’abandon et de translation.
Le temps du voyage, c’est le temps pour s’oublier.

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L’art de vivre, c’est l’art de prendre conscience des gestes que l’on effectue et d’y prendre plaisir, sinon d’y accorder déjà de l’importance.

L’art de vivre c’est prendre plaisir aux moments les plus importants, comme les plus anodins.
C’est la préparation d’un repas, le verre entre amis, la promenade au bois et j’en passe et des meilleures…

Mais l’art de vivre c’est aussi prendre le temps d’un geste anodin auquel on attribue le soin ancestral d’un geste traditionnel.
L’art de vivre s’est s’accorder le temps nécessaire pour accomplir une tache à laquelle on pourrait ne pas faire attention.

C’est ce regard scrutateur, ce geste réfléchi, cette volonté consciencieuse et la patience de celui qui se donne le temps de bien faire les choses.

L’art de vivre c’est le snobisme des petits gestes

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La question est tombée comme ça, entre un verre de vin et les cacahouètes, me laissant à mi-chemin entre la gêne et la honte.

Car oui, j’ai souvent honte de ne plus pouvoir mettre à jour les blogs aussi souvent que je ne le voudrais. Mais un travail à plein temps + l’achat d’un appartement + une vie perso remplie … ça use l’inspiration et la motivation !

Mais je suis aussi gênée car, en vrai, j’écris encore…
Des textes plus personnels, plus intimes et surement plus égoïste.
Des textes que je n’ai pas envie de partager parce que après 9 ans de bloguing (eh oui!) il y a des morceaux de moi que j’ai vraiment envie de garder pour moi.

Et avec mes 30 ans tout neufs, j’ai parfois l’impression d’être moins portée à l’expression vers autrui. Et j’intériorise  beaucoup plus qu’il y a encore trois ou cinq ans.

Est-ce que c’est ça devenir mature ?
Oui n’est-ce pas plutôt une question d’équilibre? Entre moi et moi même, entre moi et mon couple, entre moi et les amis, le boulot, etc …

Changer de boulot, me marier, arrêter de fumer, acheter un toit … cela s’enchaine avec douceur et fermeté… sans que je n’ai besoin de le hurler à la face du monde !
Je n’ai pas envie de le partager, j’ai envie de m’en réjouir dans mon coin et de regarder d’un air étonné ces merveilles qui me paraissent presque irréelle…

Une fois que j’aurais fini de tourner ces petits trésors entre mes doigts avares, je finirais  surement par les verbaliser sur ce blog et y redonner des tranche de vie à lire.
Mais pour l’heure … ce sont mes précieux … à moi … rien qu’à moi !

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Lorsque je suis partie à Royan on m’en a dit beaucoup de mal… Que la second guerre mondiale et sa reconstruction en avait faire une injure architectural.
Personnellement je m’en fichais car j’y allais pour barboter dans l’eau de mer.

Et puis en arrivant et en me promenant je n’ai guère été aussi choquée que ce que l’on m’avait promis.
Alors oui, ce n’est pas une ville de patrimoine et d’histoire architecturale, mais de là à dire que c’est une horreur … C’est une station balnéaire de la fin du XXéme. Ni plus, ni moins.

La vue de la terrasse de l’hôtel du Cordouan – Royan

Et derrière les bloc et les rue aux cordeaux il y a aussi de jolie petit chose à voir, il suffit juste de savoir où poser l’objectif de son appareil photo :

Des carrelets

Des carrelets (encore)

La plage du Chay – Royan – le soir

Vue sur le Nord de Royan

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J’ai trente ans aujourd’hui !

On m’a dit que je devais prendre mes responsabilités et agir.

Du coup, mon acte important aujourd’hui  sera de tirer une croix sur un état  de fait désormais dépassé.

Et voilà le résultat :

Vous ne pensiez quand même pas que j’allais en faire toute une histoire ? :D

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Contexte:
[22 decembre au soir]
Elle est complétement obsédée par noël et particulièrement frustrée par le fait de n’avoir un sapin qui ne fait « que 1m60″.  Elle vaque a ses occupations.
Lui est content d’être à noël mais voit surtout la place que prend un sapin dans un appartement (plutôt que la beauté de la choses).
Soudain les voisin d’en face branchent les lumières de leur propre sapin.

Elle - Oh purée, c’est dégueulasse !!!!

Lui – quoi ?

Elle – Les voisins! Ils ont un sapin énorme ! il est grand comme ça (elle met sa main au dessus de sa tête »).
C’est dégueulasse, moi j’en ai pas un aussi grand et leur appart’ fait la même taille que le notre !!!

Lui – tu sais ma chérie, y a un truc que j’ai bien plus grand que celui du voisin.

C’est ça la magie des fêtes Noël…

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Chaque hiver c’est pareil.

Depuis trois ans (déjà) mon mari et mois avons pris l’habitude de rallier Londres sitôt noël fêté. A la base, c’était pour une compétition de Go qui se déroule chaque fin d’année à Londres (le tournoi de Londres pour ceux que ça pourrait intéresser). Mais depuis, nous avons cédé aux sirènes commerciales des soldes Londoniennes.

Car le lendemain de noël, à Londres, c’est le boxing day ! Le cauchemar rêve de toutes les fans de shopping. Car le boxing-day ça ne rigole pas : tous les plus grands magasins soldent, jusqu’aux plus grandes marques, avec des remises qui vont jusqu’à moins 80% dès les premiers jours !

L’année dernière nous avons ainsi pu voir les rayons de Selfridges fondre comme neige au soleil.
Chez Marks & Spencer les gens remplissaient leur caddie de vêtements (sans essayer), au point de ne plus avoir assez de bras pour tout porter.
Et chez Primark, enseigne pourtant aux tout petits prix, les gens achètent des valisent pour transporter les vêtements qu’ils viennent d’acheter !
Car si les magasins londoniens liquident aussi fort, ils acceptent aussi les retours et le remboursement…

Le boxing day, en fonction de l’enseigne que vous choisissez, c’est donc un spectacle à voir au moins une fois dans sa vie.
Pour autant, les anglais restent tout à fait civilisés, rien à voir avec les images guerrières que nous renvoient certains grands magasins français ;-)

Donc cette année, encore, nous émigrons à Londres le temps de deux journées shopping.
Pour autant, nous n’y allons pas pour le plaisir de dépenser (*se racle la gorge d’un air de ne pas y toucher*), mais parce que l’ambiance du boxing day est quand même quelque chose qui mérite de se déplacer.

Ok, l’année dernière on s’est un peu (trop) laissé aller au shopping…

Et  c’est notre cure de britisheries annuelle.
Celle où l’on ira manger un fish and chips sur les bords de la Tamise, où l’on prendra un cidre à la pression à notre pub préféré, et où mon chéri tentera de m’extirper des food halls où je suis capable d’acheter du stilton au kilo ;-)

Vivement qu’on y soit. J’ai hâte ^^

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