Pieds nus dans la chapelle

3 avril 2011

Il fut un jour aux nerfs d’acier. Un des jours que l’on endosse, où l’on mène les autres, on l’on gère sans s’écouter.

Et puis il fut la pause.

Lâchée en pleine ville, mes pieds m’ont mené à la cathédrale. Et la cathédrale à mener à la réalité, et aux sanglots.

S’enfoncer sous terre… vite… loin des badauds…

Trouver refuge dans une capelle, et craqué.

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Un coin pour se caché, et des larmes pour exprimé ce qui était contenu.

L’obscurité comme confidente, les pierres comme soutiens.

Pleurer, lâcher, laisser se vider.

Et puis se déchausser, et prendre contact avec la pierre.

La solidité, l’assise.

Le froid qui reveille aussi, qui endurci.

Et palper l’athmosphere du lieu.

Sentir l’espace.

Ressentir l’espace.

Souffler.

Respirer.

Expirer.

On y est. On est reparti.

Le prière peut prendre bien des formes… La méditation aussi.

Mais où s’est il envolé ?

20 août 2010

J’y ai pensé deux fois la semaine dernière, il faudrait que je retrouve certaines formules employées il y a 5 ans.

J’y ai pensé hier à la demande d’une amie, il faudrait que je cherche une sorte d’exorcisme pour personne absente.

Deux choses qui ont créé l’envie de mettre le nez dans mon “grimoire”.

Après avoir ouvert le coffre aux secrets : surprise. Les deux recueils ont disparu.

J’ai beau me souvenir de les avoir déplacé, mais impossible de savoir où.

J’ai fait toutes les pièces, tous les tiroirs, toutes les cachettes, impossible de les trouver. Il n’y a que la cave que je n’ai pas honoré de ma visite.

ça m’apprendra à vouloir bien ranger les choses.

ça m’apprendra à vouloir trouver dans le passé.

ça m’apprendra à ne pas vouloir re-créer.

Désaveu chrétien

5 avril 2010

Ils sont nombreux les païens actuels qui furent élevés dans une tradition plus ou moins pratiquante de la chrétienté. Et ils sont tout aussi nombreux les neo-païens qui écument de rancoeur envers les églises chrétiennes, pour les crimes quelles ont commis auprès des Anciens, leurs consciences et leurs âmes.

J’ai moi même été élevée dans la tradition catholique. Je suis baptisée, communiée et j’ai même  fait ma profession de foi. Pourtant je suis néo-païenne. Je n’en ai aucune honte, juste une grande flemme lorsqu’il faut expliquer cela à ceux d’un bord ou d’un autre. Pour moi c’est le dogme de l’église qui me contredis, je crois en Dieu sous son visage de Divinité et si je ne suis pas assez croyante (et même plutôt désobéissante) envers l’Eglise de Rome et bien tant pis: “Dieux reconnaîtra les siens”.

C’est déjà quelque chose que d’avoir foi en quelque chose.

Mais ce qui me chagrine (ou me fatigue) c’est ce ressentiment des néo-païens envers les chrétiens. A quoi sert il d’hurler à l’injustice parce que la foi que l’on choisi aujourd’hui fut autrefois persécutée? Est ce qu’on doit rager contre des persécutions qui eurent lieu il y a des siècles. Y a t il un intérêt à pleurer la perte d’anciens témoignages et continuer à en jeter l’opprobre sur une église qui est l’héritière de ceux qui ont commis ces abandons?

Sert il à quelque chose de se faire aussi bête que l’âne?

Savoir sans connaitre

10 février 2010

Tout le monde s’accordera a dire qu’un savoir incompris ne sert pas a à grand chose si ce n’est briller en société (jusqu’à ce qu’on vous pose des questions).
Mais j’aimerais tourner la question, on plutôt sa digression, vers la pratique occulte et la “culture” ésotérique.

Quand on explore une voie de l’occultisme peut on vraiment prendre conscience des enjeux sans avoir précédemment acquis une culture plus vaste de l’occulte et de ses ramifications?

Par exemple: Un mag-icien pourra-t-il évoluer dans son travail magique s’il ignore certains pans de culture annexe comme la symbolique du tarot?

Dans ma pratique je trouve une profondeur renouvelée grâce à l’éclairage et l’exploitation de plusieurs paradigmes. La signification des actes et signes me parait beaucoup plus riche si on l’a met en parallèle avec d’autres cosmogonies ou symboliques.
Reste qu’on me reproche de ne pas différencier action et efficacité.

Quel est alors le but de nos pratiques? Être efficace (rentabilité théorie/pratique?!?)  ou faire avancer son champ de vision?

Ne serais ce pas la différence entre l’occultiste et l’ésotériste? Celui qui se contente d’œuvrer et celui qui cherche à évoluer. Peut on vraiment différencier les deux buts?

Yule fever

13 décembre 2009

C’est très agreable d’avoir repris pieds dans le rythme des saisons. La remise en selle à été quelque peu artificelle puisqu’il a fallu truffer la maison de clins d’oeil à la roue de l’année mais je m’y suis reinstallé. Et puis se recadrer à l’approche de Yule est sans doute la meilleurs saison. De part sa proximité avec Noel il est très simple de s’immerger dans l’esprit de cette fête.

Chez moi Noël se prépare avec beaucoup de soins et tout le mois de décembre y est con-sacré. Pas pour les cadeaux, ceux ci ne sont qu’accessoire. Il s’agit plutôt de décoration, de cuisine, de pensées pour les proches ainsi qu’à ce qu’on a accompli cette année. C’est un état des lieux civil et intime (pas spirituel non, ça c’ets plutôt pour la samhain).

Cheminer et cheminer toujours.

26 novembre 2009

Qu’importe notre façon de voir l’existence ; on peux savoir d’où l’on viens, savoir où l’on souhaite aller et parfois croire savoir où l’on est ; la vie reste un cheminement au long cours parmi le temps, les lieux, les gens et les événement de la grande et de la petite histoire, sans que l’on sache où est le chemin et quelle est sa destination.

Alors évidement dit comme ça c’est assez caricatural. On peut toujours identifier des étapes (enfance/adolescence/femme/mère/vieillard/…) ou des périodes (dépression, équilibre, réussite, paix, gestation…). On peut même constituer des albums photo qui enfermeront des morceaux de vie qu’on aura sélectionné par thème, chronologie ou autre.
Mais cela reste des poteaux plus ou moins temporaires que l’on peut déplacer et ajuster selon nos évolutions à venir.

Et en dehors de tout critère civil, sanitaire ou événementiel, notre existence c’est aussi un parcours psychologique et spirituel. (J’aime bien mettre les deux l’un a coté de l’autre car ils sont intimement mêlés à mon sens). Et des étapes que l’on pensait clairement acquises apparaîtront peut-être sous un angles radicalement différent après que le temps et de nouveaux apprentissage soient passés.

Il y a des fois où c’est lassant de savoir que rien n’est jamais acquis, que l’illumination d’hier sera peut être un « pet en l’air » demain. A certains moments c’est même rageant de ne pas pouvoir s’appuyer sur des acquis.
Et pourtant… n’est ce pas jubilatoire de savoir que l’on saura se remettre en cause ? Que l’on est libre de s’asseoir sur le bord du chemin et de pouvoir reprendre la route au moment ou l’on aura choisi ; même si c’est des années plus tard, après avoir nié l’existence même de ce cheminement ?

Il y a 1 an je pense que j’avais complètement occulté la joie d’une simple remise en question. Aujourd’hui je suis ravie par cette époque d’obscurantisme car elle me parait être une étape nécessaire (d’une reconstruction et d’un épanouissement).
Doit on condamner ces étapes d’errements (« mon dieu mais qu’est ce que j’étais con ») ou doit on se réjouir (« qu’est ce que j’ai grandi »). Ou au contraire doit on garder mesure et éloignement envers des jugements qui sont potentiellement remis en question dans quelques temps ?

Portaits astrologiques

15 novembre 2009

Je ne suis pas une grande accro aux zodiaques et à l’astrologie.
Toutefois, il y a deux ans je me suis intéressée aux portraits que faisait de moi les principaux système astrologique et c’est chez les chinois que je me suis sentie parfaitement résumée:

Coq de métal : travailleuse acharnée et consciencieuse, sait ce qu’elle veut et quand passer à action. Optimiste et déterminée, devrait apprendre les compromis, gestionnaire efficace, grande loyauté avec ses amis, souvent dévouée au bien commun.

Et encore. A l’époque j’étais pleine de colère et je résumais mon caractere ainsi:

Capricorne ascendant Bélier : Attention à ne pas me marcher sur les sabots vous risqueriez de tomber sur une corne

Aujourd’hui je me sent plus calme, en paix et quelque part plus “feignante”. La recherche se poursuit même si j’ai trouvé un équilibre.
C’est appréciable d’être posée et de ne plus céder à une émulation qui vous envois dans tous les sens. Malgré cette “tendresse” qui ne plait pas à tous je me demande si je perd ou gagne quelque chose.

Ai je perdu certains atout du coq de fer en apprenant à me montrer plus calme? Cette douceur est elle de la souplesse ou un amollissement? La plume peut elle trancher tandis qu’elle sait se faire caresse?

Retrouvailles avec le web eso

9 novembre 2009

Ces dernier temps les retrouvailles avec la spiritualité me donne envie de voir ce que font les autres autour de moi, ce qu’ils deviennent, ce qu’il ressentent, etc. Un besoin de voyeur, pour prendre la température et juger mon ressenti en comparant à celui des autres.

J’ai donc parcouru quelques blogs païens francophone. De liens en liens principalement, sans passer par des moteurs de recherche. J’ai apprécié de ne pas tomber sur des sites trop gniagnian-la-praline même si je confesse un dégoût inné pour les “antre de Willow” et les “grimoire d’Hécate“; l’occultisme virtuel sera toujours un refuge pour ceux qui se rêve en héroïque…

J’ai quand même trouvé de quoi satisfaire ma curiosité et ma soif de monologue païen. Je suis d’ailleurs ravie de voir des blogs qui développent leur ressenti en y mêlant la spiritualité et la psychologie sans geindre ou déborder sur leur vie personnelle. C’est quelque chose que j’ai toujours aimé et qui aide beaucoup à faire le point.
Mais mon vrai regret reste que je n’ai pas trouvé de propos qui se rapport aux miens. Il y a beau avoir quantité de blogs et de textes analytiques, je n’en trouve pas qui traite de l’Age de la Femme, de Celle qui s’installe avant la période d’enfantement, de ceux qui renouent avec une quête délaissée… C’est toujours trop jeune ou trop mature, et pour la peine c’est frustrant lorsqu’on attend des clefs.

Quand l’Envie revient

8 mai 2009

Dans la vie il y a des périodes de creux et des périodes de sur-activité. Et dans le parcours spirituel d’une personne c’est idem… Il y a des élans qui vous donnent soif de ne plus vous arrêter et vous motivent jusqu’au risque de vous faire brasser de l’air sans rien remuer de concret; et il y a des moments de vide où l’on oublis, où l’on nie, où l’on détourne le regard pour ne s’occuper que d’autres choses.

Cela fait deux bonnes années que je me sentais en retrait spirituel. Parfois un brin de curiosité ou un creux au coeur me relançait quelque peu, mais aucun vrai retour ne s’est fait ressentir.

Et ce matin, étrangement, l’Envie était là.

On ne va pas s’enflammer. On va juste prendre le temps de revenir vers Soit, sans brusquer, sans forcer. Et l’on verra si le Réveil s’est vraiment amorcé.

En attendant, je vais ré-archiver ici l’ancien site que j’ai créé de 2001 à 2003. Les infos ne sont pas forcement à jour, beaucoup de choses ont évolué, mais l’on prendra le temps de chaque mise à jour. Sans brusquer, toujours.

Bonne lecture pour ceux qui entrent ici, et “Blessed Be” ai je envie de dire avec un sourire.

Faut il se méfier de l’ésotérisme ?

8 mai 2004

Faut il se méfier de l’ésotérisme ? De ses multiples pratiques qui se réclament sciences, art ou spiritualités ? Pour la plupart d’entre elle il n’y a pas moyen de vérifier leurs dire, et lorsque cela l’est, c’est très peu parlant.

Je pense que le principal dans cette histoire est de s’écouter. Si ça vous parle, tant mieux. Si vous ne voyez pas de danger autant regarder de plus prêt. Mais tachez toujours de vérifier que vous ne donnez pas plus que ce que vous obtenez. A court et à long terme sachez toujours vérifier l’équité de votre échange. Si parfois certaines pratiques en demande beaucoup il y a toujours une limite entre beaucoup et trop.

Cette limite on peut pouvoir la reconnaître mais il est fréquent que plus on avance et moins on la voit. Et c’est là que vous attendent toutes les gentilles petites familles sectaires et profiteurs de tout poils. D’où l utilité « d’oreilles » confiantes, à qui vous pouvez racontez un peu se qui se passe sans trahir un vœux de silence. Ça aide à renforcer votre vision des choses. Mais prenez garde à ce que cette oreille ne prenne pas le même chemin que vous car elle pourrait aussi perdre sa vision des limites.

On ne le dira jamais assez, ce milieu est plein de chacals qui ne cherchent que votre estime dans le meilleur des cas et tout ce qu’il est possible de vous soutirer dans les pires…

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