Et encore une nouvelle chronique de ma part sur Save My Brain: l’épilation à l’insu de mon plein gré, ou: l’épilation selon mon estheticienne:

Et comme d’habitude c’est horné d’une superbe illustration de Pulupulu et c’est à lire sur le site pour en profiter.

Je vais tabler sur un sujet ô combien consensuel dans cet article, je sais. Mais, toute femme partageant le problème des poils indésirables et celui du manque de courage à les éliminer par soi-même est concernée par le sujet du jour : le diktat des esthéticiennes.

Je sais, à la base il suffirait d’avoir un minimum de courage et de sacrifier un pot de cire ou l’achat d’un épilateur électrique pour ne pas affronter le problème. Mais franchement, à choisir entre s’insulter soi-même parce qu’on se fait mal, et insulter /(dans sa tête)/ une femme payée pour ça vous préférez quoi ? Et oui, il faut être prosaïque parfois et savoir s’avouer qu’on préfère un bouc émissaire professionnel qui fait bien son boulot, au fait d’affronter son manque de courage et des brûlures à la cire chaude (ou des poils qui repoussent trop vite à force d’être cassés par un épilateur)…

Toutefois, oser poser un chèque sur la table n’est pas le seul courage que demande la séance chez l’esthéticienne…

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Je vais tabler sur un sujet ô combien consensuel dans cet article, je sais. Mais, toute femme partageant le problème des poils indésirables et celui du manque de courage à les éliminer par soi-même est concernée par le sujet du jour : le diktat des esthéticiennes.

Je sais, à la base il suffirait d’avoir un minimum de courage et de sacrifier un pot de cire ou l’achat d’un épilateur électrique pour ne pas affronter le problème. Mais franchement, à choisir entre s’insulter soi-même parce qu’on se fait mal, et insulter /(dans sa tête)/ une femme payée pour ça vous préférez quoi ? Et oui, il faut être prosaïque parfois et savoir s’avouer qu’on préfère un bouc émissaire professionnel qui fait bien son boulot, au fait d’affronter son manque de courage et des brûlures à la cire chaude (ou des poils qui repoussent trop vite à force d’être cassés par un épilateur)…

Toutefois, oser poser un chèque sur la table n’est pas le seul courage que demande la séance chez l’esthéticienne… Pour avoir beaucoup roulé ma bosse je sais que juste derrière le problème du permissionisme des coiffeurs, le drame régulier de l’esthétique féminine est celui du diktat de l’esthéticienne. Oui il faut souffrir pour être belle, on sait, mais il faut surtout savoir avoir mal en gardant son esprit affuté ! La femme qui prend soin d’elle même devient donc un guerrier ninja de l’esthétique pour affronter son adversaire.

Oui messieurs dames, car là où on pense venir se faire chouchouter et faire exécuter par d’autres les basses besognes de l’esthétique féminine, sachez qu’il s’agit avant tout de faire respecter ses désirs. Car tout comme les despotes des salons de coiffure, l’esthéticienne a en effet la fâcheuse tendance de n’en faire qu’à sa tête !

J’en veux pour preuve le conflit récurant des demi jambes…

On vient tranquillement s’installer sur la table de notre bourreau du jour et on la laisse étaler la cire sur nos élégants tibias. Après 4 ou 5 retraits de bandes voilà la dame arrivée à vos genoux. Jusqu’alors vous avez proprement serré les dents sans rien dire, on n’est pas à notre première séance et on ne va pas lui laisser le plaisir de nous voir nous crisper dès le début de la séance… Et puis le rythme s’accélère, elle attaque la peau délicate du coté du genou et la partie charnue des mollets, les mains se crispent sur la table, on s’accroche à notre orgueil. On plie le genou et elle arrache avec fermeté toute pilosité : ça picote et on fait acte de courage en essayant de ne pas lâcher une petite larme de douleur. Et c’est là où ça ne rate jamais : profitant de notre léger état de choc et de notre concentration pour ignorer la douleur, elle vous annonce la question fatidique : “je remonte au dessus du genou”? Et à chaque fois pour ne pas laisser filtrer notre état de faiblesse on répond un faible “oui, oui” en camouflant le fait qu’on s’en fiche tant qu’elle termine vite.

Seulement une fois habillée et en arrivée à la caisse c’est toujours à ce moment qu’on se rend compte qu’on l’a laissée faire les 3/4 jambes, et qu’au lieu d’en avoir pour une vingtaine d’euros il y en a pour 35€. Bien joué, traitresse… viser là où ça fait mal et attaquer l’adversaire quand il est étendu, c’est petit mais ça fonctionne !

Autre fait à charge irrévocable de cette attitude dictatoriale : le problème délicat de l’épilation du maillot.

Je ne sais pas quel phénomène de mode ou quelle prescription hygiéniste est à l’origine de ce fait, mais depuis un an il y a une petite révolution esthétique qui a fait changer les règles des cabines d’épilation, sans même qu’on me prévienne, sans même que je comprenne ce qui se passe. Et depuis… j’ai peur pour mes poils !

Quand on pense qu’il y a encore deux ans je devais presque supplier les esthéticiennes pour que celles-ci veuillent bien nettoyer de façon échancrée mon entrejambe, je ne comprends pas qu’il me faille désormais me défendre pour qu’elles ne m’enlèvent pas tout ce qui se trouve de devant à derrière ! Rien qu’à les entendre me dire “levez la jambe”, je bafouille déjà qu’il ne faut pas “trop enlever”. Car il semble que ce soit devenu la règle : fini le maillot brésilien, l’épilation intégrale est la norme, et le ticket de métro une fantaisie vaguement acceptable.

Du coup, pour éviter tout enthousiasme épilatoire sur la zone de mon intimité j’exige désormais de conserver mon sous vêtement lors de l’épilation, ça évite les débordements hystériques de cire et les conseils de mode sur la forme que doit avoir le pubis… Pour moi, une femme sans un minimum de poil c’est comme une prune pas mûre : ça fait acide et pas mâture. Et quand j’entends l’esthéticienne me dire “/pas de soucis, si vous voulez garder une toison je peux vous dessiner un coeur ou un papillon pour faire joli/” j’ai carrément envie de l’étouffer à la cire ! Imaginez qu’elle ait commencé à épiler avant de proposer ça et vous pouvez être sûre qu’au comble de la séance de torture vous auriez pu dire “oui” sans même réfléchir… et bonjour l’effet de surprise au moment de se rhabiller.

N’oubliez pas : c’est sournois une esthéticienne, et tout comme un coiffeur ça a tendance à faire preuve d’enthousiasme dans la coupe et la forme… Depuis j’ai résolu le problème avec les plus têtes brulées en annonçant clairement ce que je veux dès le début, voire en proposant de payer en avance. Du coup pas de surprise, l’ennemi est bien feinté puisque “/je vous paye d’avance car c’est mon dernier chèque et je crains de ne pas avoir d’espèces en repassant demain/”…

Et du même coup j’ai aussi résolu un autre problème que partagent les esthéticiennes et les coiffeurs : je fais semblant d’avoir l’esprit ailleurs (/où j’ai bien pu mettre ma carte bleue ?/) et je ne suis plus obligée de discuter de la pluie et du beau temps avec mon bourreau (ou de l’inflation des prix du fromage au bleu chez son crémier, /oui c’est véridique/ comme conversation)

PS : aucune esthéticienne n’a été maltraitée pour la rédaction de ce billet, mais moi si par contre… Allez, il y en a des biens ; j’ai même des copines esthéticiennes : spéciale dédicace à Lindsay.

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