Aujourd’hui, nouvelle chronique de ma part sur Save My Brain: “Les sex-toys” dans les chroniques ordinaire. avec une super illustration de Pulupulu .

Et comme d’habitude, c’est à lire sur le site pour profiter des illustrations et des commentaires

sex toys

En ces temps de Saint Valentin, le phénomène est de retour et frôle l’omniprésence dans les messages commerciaux à destination des jeunes femmes et de leurs amoureux. Car toi, humaine moderne et dynamique, tu te dois de n’avoir qu’une envie et un désir afin de t’épanouir : celui de te faire titiller par des engins électriques (ou non) dans les zones les plus érogènes de ton anatomie.

Et oui, les sex-toys reviennent vous hanter !

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En ces temps de Saint Valentin, le phénomène est de retour et frôle l’omniprésence dans les messages commerciaux à destination des jeunes femmes et de leurs amoureux. Car toi, humaine moderne et dynamique, tu te dois de n’avoir qu’une envie et un désir afin de t’épanouir : celui de te faire titiller par des engins électriques (ou non) dans les zones les plus érogènes de ton anatomie.

Et oui, les sex-toys reviennent vous hanter !

Bon ça faisait déjà 5 ans qu’on le savait : une jeune femme épanouie est une jeune femme ayant un usage abouti de sa sexualité. Cela va de la libération du clitoris à la pratique d’activités en groupe, voire à l’exploration de zones jusqu’alors réservées à un usage purement physiologique.

Mais depuis deux ans, là où la presse féminine vous complexait déjà (/rapport à votre usage minimal du kama-sutra et de la place omniprésente du lit dans vos ébats/), elle s’est fait l’apôtre d’une nouvelle vérité féministe : une femme doit s’auto-approprier sa sexualité et ne pas hésiter à prendre son pied avec un objet ! Et tant pis si vous changez de couleur en apercevant un vibro qui tourne, s’illumine et fait du bruit : si vous voulez être moderne, vous vous devez d’aimer ça ! Le “rabbit” aperçu dans Sex And The City étant pour la jeune femme du XXIème siècle ce que le tupperware fut pour sa mère : une invention géniale qui changea la vie des femmes. Si, si, comme un tupperware, puisque que ça coute cher et que ça finit aussi dans un placard… Tout comme le tupperware génialissime qui sert à te couper les radis en fleurs et faire des guirlandes avec des kiwis.

Bon… j’exagère hein. Et comme je suis une bonne journaliste d’investigation j’ai quand même dépassé ces stéréotypes et prêté mon corps à la science, pour rendre un avis juste et impartial au lectorat ; un lectorat à qui je dois un travail honnête (ça c’est pour vous donner envie de continuer à me lire).

Or, passée la surprise du “mais ça existe vraiment un truc comme ça ?” et la frénésie consommatrice qui pousse à commander des trucs, et des trucs, et des trucs jusqu’à ce que la carte bleue vous signale que ce n’est pas raisonnable, il arrive le moment étrange où l’on ressent de la honte. Inutile de vous le cacher, j’en ai discuté avec d’autres amies. Une fois le montant réglé, on se sent plutôt bête d’avoir osé acheter ce qui confesse une sexualité laissant à désirer puisque l’on a besoin de ces “artifices”. C’est à ce moment précis que l’apologie de la presse féminine vient vous rassurer en expliquant que ce n’est pas pour combler mais pour enrichir la sexualité…

Et puis vient le jour de l’essai. Un jour où seule, voire à deux, on se sent toute petite et pourtant très contente de faire bientôt une bêtise. Par respect d’un public pas forcément majeur nous tairons ce qui se passe à ce moment, et dans les moments qui suivent, et ceux qui suivent encore. Mais ce voile de pudeur jeté sur des moment d’intimité, il faut bien faire un bilan de tous ces joujoux et de leur utilisation.

Or là, je fais tache dans le contexte actuel du positivisme sexuel. Car oui, c’est assez drôle, mais le coté sympathique et jeu dure surtout le temps de la découverte. Une fois qu’on a fait mumuse que reste-t-il ? Pour ma part je pense surtout que ça peut participer d’une complicité (très épanouie) entre les partenaires, mais de là à inclure les gadgets dans le long terme… Je doute.

Alors certes il y a les célibataires de longue haleine qui ne se satisfont pas des “bites sur pattes” que sont les hommes d’un soir . Il y a aussi les copines lesbiennes qui ont réellement envie de pénétration phallique et ne jurent que d’un bon godemichet. Mais après, chacun ses désirs et sa sexualité quotidienne, et donc son avis sur ces ustensiles. Mais de là à dire que c’est une nécessité pour une sexualité moderne…

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